Une nouvelle étude révèle que vos amis les plus durs sont très probablement ceux qui vous veulent du bien

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Comme on le dit souvent, la vérité est presque toujours dure à entendre. Sachant qu’il y a aussi des situations où on a réellement besoin d’être secoué et confronté à la réalité des choses. Et c’est dans le but de vérifier ces affirmations qu’une étude a été menée, chose qui pourrait permettre à plus d’une personne de ne pas faire de jugements hâtifs vis-à-vis de ses amis.

Selon une nouvelle étude publiée dans Psychological Science, les gens peuvent essayer de faire ressentir à d’autres personnes des émotions négatives s’ils pensent que l’expérience de ces émotions leur sera bénéfique sur le long terme. L’ensemble des résultats obtenus révélaient que les gens peuvent parfois chercher à susciter des émotions négatives chez les autres pour des raisons altruistes, pas simplement pour leur propre intérêt ou plaisir.

Une expérience sociale qui pousse à réfléchir

« Nous avons montré que les gens peuvent se montrer durs pour être gentils. C’est-à-dire qu’ils peuvent décider de faire ressentir à quelqu’un quelque chose de désagréable si cette émotion est en réalité bénéfique pour la personne en face, même si cela ne leur procure aucun avantage personnel » explique le psychologue Belén Lopez-Pérez qui a mené la recherche à l’université de Plymouth et qui est actuellement à l’Université de Liverpool Hope. Il poursuit : « Ces résultats élargissent notre connaissance des motivations sous-jacentes à la régulation des émotions entre les personnes. Nous avons identifié plusieurs exemples quotidiens où cela pourrait être le cas, par exemple, susciter la peur de l’échec chez un être cher qui procrastine au lieu d’étudier pour un examen »

  Le déroulement de l’expérience

Les chercheurs ont émis l’hypothèse que le fait d’inciter les participants à adopter la perspective d’une autre personne les rendrait plus susceptibles de choisir une expérience pour cette personne s’ils pensaient que l’expérience aiderait l’individu à atteindre un objectif spécifique.

Ils ont donc recruté 140 adultes pour participer à une étude en laboratoire qui impliquerait de jouer à un jeu vidéo avec un partenaire anonyme, connu sous le nom de joueur A. En réalité, les participants ont toujours été assignés au joueur B et il n’y avait pas réellement de joueur A. Sachant qu’une partie devait jouer à un jeu de tir à la première personne où ils devaient éliminer le maximum d’ennemis. Tandis que l’autre partie devait jouer à un jeu de zombies, dont le but ultime est de s’échapper.

Après avoir reçu une note supposément écrite par le joueur A, certains participants ont été invités à imaginer comment le joueur A se sentait, tandis que d’autres devaient rester détachés. La note décrivait le récent désespoir du joueur A et à quel point il était contrarié et impuissant.

Les joueurs ont ensuite reçu des tickets de tombola avec une chance de gagner une cinquantaine d’euros en fonction de leur performance dans le jeu. Les participants ont été rappelés que leurs choix pouvaient affecter la performance des autres participants et, par conséquent, leurs propres chances de gagner les 50 euros.

Le verdict était à la fois frappant et évident

Les résultats ont montré que les participants qui sympathisaient avec le joueur A se concentraient sur l’induction d’émotions spécifiques chez leur partenaire, en fonction du but ultime de leur jeu sur ordinateur. Comparés à ceux qui étaient restés détachés, ceux qui sympathisaient avec le joueur A et qui avaient joué au jeu de tir semblaient se concentrer spécifiquement sur le sentiment de la colère explicitement et implicitement.

Alors que ceux qui avaient sympathisé avec le joueur A et qui jouaient au jeu de zombies se concentraient spécifiquement sur le sentiment de la peur. « Ce qui était surprenant était que l’aggravation de l’affect n’était pas aléatoire mais spécifique à l’émotion », explique Lopez-Pérez. « Dans la suite de notre recherche précédente, ces résultats ont montré que les gens ont des attentes très spécifiques sur les effets que certaines émotions peuvent avoir et sur celles qui peuvent être meilleures pour atteindre différents objectifs. » L’étude suggère que l’empathie conduit les gens à choisir des expériences émotionnelles négatives qui, selon eux, aideraient finalement leur partenaire à réussir dans le contexte du jeu.

Le Dr. Lopez-Pérez a donc conclu : « Ces résultats mettent en lumière la dynamique sociale, nous aidant à comprendre, par exemple, pourquoi nous essayons parfois de faire en sorte que nos proches se sentent mal si nous voyons cette émotion utile pour atteindre un objectif. »

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