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Tout Savoir Sur La Rougeole: Causes, Symptômes, Traitement Et Prévention

Tout savoir sur la rougeole: causes, symptômes, traitement et prévention

La rougeole est une maladie virale très contagieuse. Une éruption cutanée précédée par une rhinite, une conjonctivite, une toux et une fièvre modérée caractérisent la maladie. Le point sur la rougeole, son diagnostic et sa prise en charge. 

La rougeole, qu’est-ce que c’est ?

La rougeole est la fièvre éruptive qui atteint le plus grand nombre d’enfants dans le monde. Ses complications, rares dans les pays occidentaux, sont fréquentes dans le tiers monde et sont responsables d’une très lourde mortalité.

Causes

La rougeole est liée à un paramyxovirus. Elle sévit sous forme d’épidémies en hiver et au printemps dans les pays tempérés. Les enfants de moins de 6 mois sont en général protégés par les anticorps de leur mère (si elle a eu la rougeole ou si elle a été vaccinée). La contamination s’effectue par la propulsion des gouttelettes de salives des sujets infectés. Le malade est contagieux quatre jours avant l’éruption. Le virus disparaît du sang 4 jours après le début de l’éruption.

Symptômes de la rougeole

La maladie s’observe habituellement à l’âge préscolaire. L’incubation est d’environ 10 jours après la contagion. L’invasion dure 4 jours et les signes de la maladie sont les suivants :

  • Fièvre élevée ;
  • Conjonctivite ;
  • Œdème des paupières ;
  • Yeux bouffis ;
  • Écoulement nasal ;
  • Toux ;
  • Diarrhée ;
  • Douleurs abdominales ;
  • Anorexie ;
  • Vomissements, etc.

Le signe de Köplik, à ce stade, permet le diagnostic : il consiste en un semis de petites taches blanches, grosses comme une tête d’épingle, sur une muqueuse rouge à la face interne des joues en regard des prémolaires. Trois ou quatre jours plus tard, le signe de Köplik disparaît pour être remplacé par l’éruption.

L’éruption rougeoleuse est typique : des petites plaques rouges plus ou moins en relief de quelques millimètres de diamètre qui confluent en larges plages mais laissant toujours entre elles des intervalles de peau saine. L’éruption débute sur le visage derrière les oreilles et s’étend progressivement.

Au cours de cette phase éruptive, la fièvre reste élevée, la toux et le « catarrhe oculo-oto-naso-pharyngo-laryngo-intestinal » persiste (écoulement oculaire, otite, rhinite, angine, laryngite, diarrhée). L’enfant est très fatigué. Lorsque l’éruption s’efface, elle fait place à une desquamation fine visible quelques jours. La fièvre disparaît sauf en cas de complications. La convalescence s’étend sur une dizaine de jours, l’enfant restant fatigué.

Complications

Elles font toute la gravité de la maladie. Ce sont les suivantes :

  • Otites et laryngites ;
  • Bronchites, pneumopathies ;
  • Rougeole pulmonaire maligne, pouvant entraîner une détresse respiratoire et parfois la mort ;
  • Pneumopathie séquellaire ;
  • Staphylococcies pulmonaires ;
  • Broncho-pneumopathie bactérienne ;
  • Encéphalite aiguë morbilleuse (1 cas sur 1 000 rougeoles) ;
  • Panencéphalite sclérosante subaiguë de Von Bogaert .

LA MÉNINGO-ENCÉPHALITE DE ROUGEOLE

Elle guérit sans séquelle dans 60 % des cas. Les autres enfants vont décéder ou survivre au prix de séquelles neuropsychiques sévères. Elle est imprévisible et sans rapport avec la gravité de la rougeole. Le plus souvent, son début se situe entre le 3 e et le 7 e jour de l’éruption. Le début est brutal par de la fièvre et des troubles neurologiques divers : convulsions, troubles de la conscience(obnubilation ou coma), troubles neurovégétatifs, troubles psychiques (prostration, indifférence, agitation, hostilité, délire etc.), troubles neurologiques focalisés ( paralysie faciale, ophtalmoplégie, hémiplégie, aphasie etc.), troubles extra-pyramidaux ( hypertonie, tremblements etc.), troubles de l’équilibre (ataxie, nystagmus etc.).

LA PANENCÉPHALITE SUB-AIGUË SCLÉROSANTE DE DAWSON OU DE VAN BOGAERT (S.S.P.E.)

C’est une complication tardive de la rougeole, survenant en moyenne 7 ans après celle-ci, et toujours mortelle en 1 à 2 ans.

Cette maladie est caractérisée par une très longue période d’incubation (plusieurs années) et la persistance du virus chez l’enfant durant la maladie clinique apparente. Elle touche l’enfant entre 5 et 12 ans et sa fréquence est de l’ordre de 1/1 000 000. Elle survient plus souvent chez le garçon que chez la fille et dans 85 % des cas, et dans les zones rurales. La cause exacte de la maladie est inconnue.

Le début est marqué par une détérioration intellectuelle, des troubles de l’humeur et du caractère. En quelques semaines ou mois, le tableau se complète : chutes brutales à la marche, mouvements anormaux, convulsions, signes oculaires divers, troubles majeurs du langage et de l’activité gestuelle, rigidité, troubles de la vigilance etc… Le diagnostic repose sur le dosage des anticorps anti-rougeole dans le sang et le liquide céphalo-rachidien. La biopsie cérébrale permet d’affirmer formellement le diagnostic. L’évolution est inexorablement fatale en quelques mois ou années. Des cas de survie prolongée ont été publiés. Il n’y a pas de traitement connu.

LES COMPLICATIONS SELON LE TERRAIN

Les enfants souffrant de mucoviscidose, de malnutrition sévère, de malformations cardiaques, d’insuffisance respiratoire, les enfants traités par corticoïdes ou chimiothérapie anti-cancéreuse présentent plus de complications que les enfants sains. Le nouveau-né et le nourrisson de quelques mois nés de mères non protégées contre la rougeole, sont également des enfants à risques.

5 % des enfants vaccinés ne sont pas assez protégés par le vaccin et peuvent contracter la rougeole. Cela peut être une rougeole typique ou une « rougeolette » avec un peu de fièvre, un discret catarrhe, une éruption écourtée pouvant apparaître d’emblée sur le tronc ou les membres.

En zones tropicales et subtropicales, la rougeole atteint souvent des nourrissons de moins de 2 ans. Le catarrhe digestif est important avec diarrhée et déshydratation. La desquamation est très visible : fine couche poudreuse blanche. Les complications sont très fréquentes : pneumopathie bactérienne, bronchopneumopathie, laryngite, stomatite, conjonctivite etc. La rougeole accélère l’évolution fatale des malnutritions graves (kwashiorkor).

Traitement de la rougeole

LE TRAITEMENT CURATIF

La rougeole est théoriquement une maladie à déclaration obligatoire. L’hospitalisation doit être évitée sauf cas de complications graves (broncho-pneumonie majeure, laryngite asphyxiante, encéphalite) ou de facteur de risque (mucoviscidose, insuffisance respiratoire etc.) ou encore pour des raisons sociales.

Les antibiotiques sont souvent nécessaires en cas de surinfections bactériennes (ampicilline, macrolides…). Le traitement symptomatique comporte les mesures habituelles contre la fièvre : l’hydratation (boissons abondantes) et le repos.

La photophobie nécessite de tamiser la lumière dans la chambre. Pendant la convalescence, les enfants restent fragiles vis-à-vis des infections car leurs défenses immunitaires sont provisoirement amoindries. Le traitement de l’encéphalite repose sur l’équilibration hydro-électrolytique et calorique, l’emploi des anticonvulsivants et le nursing.

LE TRAITEMENT PRÉVENTIF

Il repose sur deux choses :

  • La séroprévention par immunoglobulines humaines utilisées dans les 48 heures suivant le contage ;
  • Le vaccin contre la rougeole : ROR (vérification et mise à jour avec 2 doses de vaccin pour les moins de 12 mois et nés après 1980).

Le ROR est recommandé chez tous les enfants : première injection à 12 mois et rappel à 18 mois (recommandations officielles 2015). Le vaccin peut entraîner une réaction clinique bénigne environ 8 jours après le vaccin : fièvre à 38°, éruption cutanée… Comme toute fièvre, la fièvre après ce vaccin peut provoquer une convulsion fébrile (1 cas pour 2 000 vaccinations).

Prévention

Quelques gestes simples permettent de limiter la propagation du virus de la rougeole  :

  • Se laver les mains régulièrement et apprendre aux enfants à le faire correctement ;
  • Laver le nez des enfants avec du sérum physiologique ;
  • Couvrir la bouche des enfants (et adolescents) quand ils toussent ou éternuent ;
  • Utiliser des mouchoirs jetables ;
  • Nettoyer les objets utilisés par la personne malade ;
  • Éviter d’embrasser la personne malade ;
  • Ranger la brosse à dents du malade après utilisation ;
  • Aérer son intérieur une fois par jour pendant environ 20 minutes ;
  • Respecter l’éviction sociale pendant 5 jours après l’apparition de l’éruption cutanée.

A ne pas confondre avec…

Les formes atypiques de rougeole peuvent prêter à confusion avec :

  • Une rubéole ;
  • Une mononucléose infectieuse ;
  • Une adénovirose ;
  • Une roséole (infection à HHV7) ;
  • Une entérovirose ;
  • Une allergie médicamenteuse (ampicilline etc…).

Source

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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