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Sida : 21% Des Jeunes N’ont Pas Reçu D’enseignement De Prévention à L’école

Sida : 21% des jeunes n’ont pas reçu d’enseignement de prévention à l’école

Près de trois séropositifs sur cinq dans le monde – 21,7 millions sur 36,9 millions au total – prennent des traitements antirétroviraux.

Quelques jours avant le week-end du Sidaction qui se tiendra du 5 au 7 avril, l’association de lutte contre le VIH publie les résultats d’un sondage réalisé par Ifop-Bilendi auprès des jeunes âgés de 15 à 24 ans. Selon l’enquête, 23% des jeunes s’estiment mal informés. C’est le niveau le plus haut atteint depuis 10 ans.

Ce manque de connaissances pourrait en partie s’expliquer par une politique de prévention insuffisante dans les établissements scolaires : 21% des jeunes sondés affirment en effet ne pas avoir reçu d’enseignement spécifique sur le VIH au collège ou au lycée, soit 6 points de plus qu’en 2018.

Pour la directrice générale de Sidaction Florence Thune, ce constat inquiétant souligne la nécessité d’améliorer l’accès à l’information sur le VIH auprès des élèves. « Il est indispensable de renforcer l’éducation à la sexualité dans les collèges et les lycées. Trois heures par an sont prévues dans les programmes scolaires, mais ce n’est pas toujours respecté. Cela est une des raisons pour lesquelles les jeunes oublient que le VIH est toujours présent et qu’ils prennent des risques », selon elle.

Autre chiffre particulièrement alarmant : la moitié des 15-17 ans déclarent ne pas avoir utilisé de préservatifs car ils n’en avaient pas à disposition. Malgré les discours actuels et la récente prise en charge par l’Assurance maladie du préservatif masculin Eden, première marque à bénéficier d’un remboursement, il semble que l’accès et les messages sur les moyens de prévention ne soient pas encore suffisants. « Si la communication n’évolue pas suffisamment à ce sujet aujourd’hui, nous n’arriverons pas à faire baisser le nombre de nouvelles infections », insiste Florence Thune.

Des préjugés tenaces sur la maladie

Alors que le sentiment d’information n’a jamais été aussi bas, les pratiques à risques ont toutefois diminué en 2018 : 8% des personnes interrogées disent avoir été exposées à un risque, soit une baisse de six points par rapport à 2017. « Nous devons poursuivre nos efforts car cela semble porter doucement ses fruits. Plus de la moitié des jeunes déclarent avoir confiance dans les informations délivrées par les associations de lutte contre le sida, les bonnes informations imprègnent progressivement les esprits », encourage Florence Thune.

En 2019, la peur du VIH/sida et les discriminations ont toutefois la dent dure : 79% des sondés affirment avoir toujours peur du virus du sida et 28% pensent que le VIH peut être transmis en ayant des rapports sexuels protégés avec une personne séropositive. « Il faut des informations, plus personnalisées et contextualisées, directement sur les smartphones par exemple.

Il faut également penser à renouveler notre discours, en mettant en valeur les innovations de dépistage et de prévention. Le VIH ne doit pas être oublié et invisible dans la sphère publique », conclut Florence Thune.

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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