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Nurofen, Strepsils, Maalox… Le Prix Des Médicaments Vendus Sans Ordonnance A Augmenté

Nurofen, Strepsils, Maalox… Le prix des médicaments vendus sans ordonnance a augmenté

Dix ans après l’autorisation de vente en accès libre des médicaments sans ordonnance, « les prix se sont envolés » selon l’association de consommateurs Familles rurales qui a publié mardi les résultats de son étude annuelle sur les prix des médicaments.

En 2008 le gouvernement avait adopté un décret autorisant les pharmacies à vendre en « libre accès » certains médicaments sans ordonnance (produits OTC).

Mais pour l’association de consommateurs, « force est de constater que le gouvernement n’a pas réussi le pari +d’offrir des prix publics concurrentiels et d’améliorer le pouvoir d’achat des citoyens+ » avec cette mesure.

Depuis la création de son « observatoire des médicaments » en 2010, Familles rurales dit avoir constaté une hausse de 9% du prix moyen de son « panier » de médicaments les plus fréquemment utilisés dans la santé familiale.

Le prix de l’anti-inflammatoire Nurofen par exemple a bondi de 25% depuis 2010, celui des pastilles pour la gorge Strepsils de 19% et celui du médicament contre les aigreurs d’estomac Maalox de 12%, selon l’association.

Les médicaments OTC ont par ailleurs subi deux hausses successives de TVA sur la période, passée de 5,5% à 7% en 2012 puis de 7% à 10% en 2014.

L’association relève aussi des écarts de prix très importants de ces médicaments, qui peuvent varier du simple au triple selon les pharmacies. En moyenne, l’écart constaté tourne autour de 190%.

L’ouverture à la vente en ligne de médicaments OTC depuis fin 2012 renforce la « jungle tarifaire qui règne sur ce secteur« , en plus de dégrader l’accompagnement des patients, estime encore Familles rurales.

De nombreux sites ne respecteraient pas les règles applicables en termes de conseils aux consommateurs: 30% ne proposent pas de questionnaire visant à vérifier la compatibilité du médicament avec l’état de santé du patient.

Dans les officines physiques également, l’association déplore le délitement de l’information accessible, affirmant que « 75% des boîtes sont dépourvues d’étiquette » indiquant leur prix, et que la moitié sont rangées sur des présentoirs situés derrière le comptoir des pharmacies.

Familles rurales dénonce enfin des campagnes publicitaires « de plus en plus agressives » dans le secteur qui font oublier aux consommateurs les risques de certains médicaments.

L’association en appelle aux pouvoirs publics pour mettre en œuvre des sanctions à l’encontre des professionnels ne respectant pas les droits des patients.

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newsnow

La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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