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Manger Bio Réduit-il Vraiment Le Risque De Cancer De 25% ? Jetez Un Coup D’œil!

Manger bio réduit-il vraiment le risque de cancer de 25% ? Jetez un coup d’œil!

Une étude française menée sur plus de 60 000 personnes montre que la consommation régulière d’aliments bio réduirait le risque de cancer de 25 %. La baisse du risque concernerait les cancers du sein post-ménopause et les lymphomes (cancers du système lymphatique). Des résultats intéressants mais qui ne constituent pas une preuve irréfutable…

Cette étude de grande ampleur est la première à évaluer le lien entre la consommation régulière d’aliments issus de l’agriculture biologique et le risque de cancer. Elle a été menée sur 68 946 personnes en France. Les participants ont été suivis de mai 2009 à novembre 2016. Ils ont été invités à indiquer via un questionnaire la fréquence de leur consommation de produits bio (jamais, occasionnellement, souvent). Le questionnaire portait sur 16 aliments.

Les pesticides une nouvelle fois pointés du doigt…

L’analyse des réponses montre que le risque de cancer est réduit de 25 % chez les gros consommateurs d’aliments labellisés bio. « Nos travaux ont identifié une baisse du risque associée à une consommation importante d’aliments bio, pour les cancers du sein post-ménopause, le lymphome non-hodgkinien (LNH) et d’autres lymphomes. Ce lien n’a pas été démontré pour d’autres cancers », signale les auteurs de l’étude.

Durant l’étude, 1340 cancers sont apparus chez les participants : 459 cancers du sein, 180 cancers de la prostate, 135 cancers de la peau, 99 cancers colorectaux, 47 lymphomes non hodgkiniens et 15 lymphomes.

Sans surprise, l’interdiction de pesticides synthétiques dans les aliments labellisés bio expliquerait cette réduction du risque de cancer. « L’agriculture biologique permet une moindre ou une absence de contamination des aliments par les pesticides comparés aux aliments issus de l’agriculture conventionnelle. Or, une étude menée en 2015 par le Centre  international de recherche sur le cancer a reconnu le caractère cancérogène de certains pesticides », précise l’étude. Les auteurs de l’étude rappelle que l’alimentation est la source principale d’exposition aux pesticides chez les humains.

Promouvoir l’alimentation biologique pour prévenir le cancer ?

Une autre étude française  publiée début octobre avait établi un lien entre l’exposition domestique des pesticides et l’augmentation du risque de cancers chez les enfants (en particulier des leucémies et des cancers du cerveau). Les produits anti-moustiques et les traitements d’animaux de compagnie (contre les puces et les tiques) seraient en cause.

« Cette étude, dont les résultats doivent être confirmés par d’autres travaux, montre que la promotion des aliments labellisés bio auprès du grand public pourrait être une stratégie prometteuse pour prévenir le cancer », suggère les chercheurs.

Un argument supplémentaire en faveur du bio, mais pas une preuve irréfutable

Même s’il s’agit de la première étude à porter sur une large cohorte, ces résultats doivent néanmoins être nuancés. Certaines réserves de l’étude ont été avancées par les auteurs et soulignées dans un commentaire publié dans la même revue médicale. Parmi les critiques, on peut citer :

  • Tous les non-consommateurs de produits bio ont été statistiquement traités de la même manière par l’étude, qu’il s’agisse de problèmes financiers, de disponibilité difficile ou d’un manque d’intérêt. Ce qui ne permet pas de réduire les biais liés à des « comportements santé » différents entre les consommateurs de produits bio et les autres. Dans cette étude, la comparaison des plus gros consommateurs de bio et les autres laissent apparaître de nombreuses différence : fumeurs/non fumeurs, IMC élevé/IMC normal, âge, consommation de viande, de fibres, traitement hormonal, niveaux d’études, socio-économiques… Des correctifs statistiques sont cependant censés compensés ces différences ;
  • Les auteurs font l’hypothèse que la fréquence de consommation de produits bio est directement liée à l’exposition aux pesticides. Ce qui semble logique et confirmé par certaines études (qui ont lié ces consommations à des biomarqueurs caractéristiques des pesticides retrouvés dans les urines)… mais pas par d’autres ;
  • Les participants à l’étude étaient des volontaires particulièrement soucieux de leur santé, majoritairement des femmes (78%). Un échantillon pas forcément représentatif de a population générale ;
  • Les quantités exactes de produits bio consommés n’ont pas été rapportées par les participants ;
  • La période de suivi était courte (7 ans), ne permettant pas d’observer les effets à long terme d’une alimentation majoritairement bio ou d’une alimentation issue de l’agriculture conventionnelle.

Certes, cette étude constitue un argument supplémentaire en faveur d’une consommation de produits bio mais elle ne permet pas, elle non plus, de clore le débat…

D’autres bonnes habitudes peuvent réduire le risque de cancer : arrêter de fumer, manger équilibré, réduire sa consommation d’alcool et pratiquer une activité physique régulière.

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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