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Journée Mondiale De L’asthme: Comment Gérer La Maladie De Son Enfant Au Quotidien?

Journée mondiale de l’asthme: Comment gérer la maladie de son enfant au quotidien?

L’asthme est une affection des voies respiratoires qui touche des millions de personnes à travers le monde dont 4 millions en France. Cette maladie est responsable de 60 000 hospitalisations, et cause la mort de plus de 1000 personnes par an, alors qu’un traitement très efficace est disponible. (infosmaintenant.net)

Prévenir la crise. Toujours avoir l’inhalateur à portée de main. Veiller à ce que l’école sache réagir. Quand on a un enfant asthmatique, on apprend vite à développer les bons réflexes pour gérer cette maladie respiratoire au quotidien. A l’occasion ce mardi de la Journée mondiale de l’asthme, 20 Minutes vous livre la marche à suivre face à cette maladie qui touche plus d’un enfant sur dix​.

Déterminer le traitement adapté à la maladie

L’asthme est une maladie respiratoire dont la forme et l’intensité varient d’un patient à l’autre. En premier lieu, « il convient de poser le diagnostic pour déterminer s’il s’agit d’un asthme intermittent ou d’un asthme persistant, et proposer le traitement adapté à la maladie, expose le Dr Patrick Rufin, allergologue. Dans le premier cas, quand l’enfant va bien au quotidien, on met en place un traitement de crise avec des bronchodilatateurs à action rapide et, au besoin, des corticoïdes. En cas d’asthme persistant sévère, il faut un traitement de fond, avec en première intention des corticoïdes inhalés par aérosol doseur (voire par une chambre d’inhalation), ou un inhalateur de poudre. Et si ce n’est pas suffisant, on prescrit des bronchodilatateurs à longue durée d’action, poursuit l’allergologue. Mais il est important de rappeler que ce traitement de fond doit être pris en permanence : sa bonne observance est primordiale ».

Un point sur lequel Naïma est tout à fait d’accord. « Mes deux fils ont un asthme sévère, explique cette mère de trois enfants. Ils suivent un traitement de fond au quotidien et ont également d’autres médicaments à prendre en cas de crise aiguë ». Pour la jeune maman, « il faut davantage de prévention auprès des parents d’enfants asthmatiques ou encore des personnels scolaires pour expliquer l’importance de l’observance thérapeutique. Aujourd’hui, mon mari et moi sommes bien rodés, mais à l’époque où mon fils a été diagnostiqué, j’aurais eu besoin d’être davantage conseillée. Heureusement, les choses commencent à s’améliorer ».

Le projet d’accueil individualisé pour une prise en charge sécurisée à l’école

Le propre de la crise d’asthme, c’est de s’inviter sans s’être annoncée. Donc l’entourage de l’enfant doit être prêt à réagir vite en cas de crise. Ce qui vaut aussi pour le personnel de l’école, où l’enfant passe une grande partie de son temps. « C’est pourquoi il faut mettre en place un  projet d’accueil individualisé (PAI), prescrit le Dr Rufin. C’est un document établi sur les recommandations du médecin traitant ou de l’ allergologue ou pneumologue qui suit l’enfant. Il est signé entre l’école de l’enfant asthmatique, ses parents et le médecin scolaire, précise l’allergologue. Ce document administratif comporte les informations nécessaires, comme l’ordonnance détaillant le traitement de l’enfant : posologie des médicaments, voies d’administration et horaires de prise du traitement y sont spécifiés. Le PAI doit également comporter un « PIU », ou plan d’intervention d’urgence : c’est une autre ordonnance qui détaille quant à elle les soins à administrer en cas de crise d’asthme aiguë ». Outre ces ordonnances de soins, le PAI précise également les conditions dans lesquelles l’enfant asthmatique peut ou non pratiquer un sport à l’école ou encore s’il souffre d’allergies alimentaires.

« Mon plus jeune fils avait déjà son PAI à la crèche, raconte Naïma. Le pneumologue renouvelle chaque année ce document que l’on signe avec l’école et la mairie. Il peut le moduler dans l’année si l’état de santé de mes enfants le requiert. Et l’école dispose de doses de médicaments à administrer en cas de crise », poursuit la mère de famille.

Une photo pour ne pas céder au stress

Connaître le traitement à administrer en cas de crise d’asthme, c’est évidemment la base. Mais devant le fait accompli, en situation d’urgence, parents et proches de l’enfant peuvent être gagnés par le stress et ne plus avoir les idées claires. « Je conseille aux parents de prendre l’ordonnance de soins et le PIU en photo avec leur smartphone, indique le Dr Rufin. Cela permet de reprendre le dessus sur son stress et de ne pas oublier la manière exacte dont il faut administrer le traitement en cas d’urgence. Cela leur permet d’avoir toujours sous la main le document précisant la marche à suivre, que ce soit pour eux-mêmes, ou si un proche qui garde leur enfant les appelle pour savoir comment agir. C’est d’autant plus pratique qu’ils peuvent au besoin envoyer la photo aux grands-parents ou à d’autres proches qui pourraient garder l’enfant ».

Un petit conseil qui peut aider à réagir vite durant les premières crises d’asthme, avant que parents et proches ne soient bien familiarisés avec le traitement de l’enfant. Et qui se révèle d’autant plus précieux quand on sait que « très souvent, les premières crises d’asthme d’un enfant se terminent par une visite aux urgences », rappelle l’allergologue.

Adopter les bons réflexes pour prévenir les crises 

« Chez l’enfant, l’asthme est dans plus de 80 % des cas d’origine allergique », indique le Dr Rufin. D’où l’importance d’adopter de bons réflexes permettant de prévenir la crise d’asthme. « Des facteurs environnementaux peuvent déclencher et exacerber des crises d’asthme chez mes enfants, confirment Naïma. La fumée de cigarette, ce n’est même pas la peine ! Si j’en vois un nuage, je tiens bien mes enfants à l’écart ! » Un bon réflexe, car « l’asthme est une maladie chronique liée à une hyperactivité des bronches, qui est stimulée par les polluants intérieurs et extérieurs. Donc pollution atmosphérique et fumée de cigarette peuvent déclencher des crises, souligne le Dr Rufin. Ainsi que les allergènes comme les pollens, ou encore les virus ». Et alors que le printemps est là et apporte des nuées de pollens dans son sillage, Naïma privilégie, là encore, les bons réflexes pour prévenir les crises : « je lave les cheveux de mes enfants chaque soir pour les débarrasser des pollens ».

Mais prévenir les crises d’asthme ne veut pas dire s’empêcher de vivre. « Mes deux fils font du sport : le plus grand du judo et le plus petit de la babygym, détaille Naïma. Le personnel de leur club de sport est prévenu et connaît la marche à suivre en cas de crise. Je suis vigilante, mais je n’interdis rien à mes enfants à cause de leur asthme, insiste-t-elle. Certes ils sont asthmatiques, mais je veux qu’ils mènent une vie d’enfant la plus normale possible ».

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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