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Implants Contraceptifs Essure® : 70 Victimes Portent Plainte Contre X

Implants contraceptifs Essure® : 70 victimes portent plainte contre X

70 victimes des implants contraceptifs définitifs Essure® ont décidé de porter plainte contre X au tribunal pénal suite aux effets secondaires graves qu’elles ont subi après la pose du dispositif et même après l’explantation. 

Leur commercialisation a été arrêtée en Europe depuis 2017, mais les retombées des implants Essure® sont encore d’actualité. Le 19 avril 2019, 70 patientes ont porté plainte contre X auprès du pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille pour « blessures involontaires, mise en danger et, possiblement, tromperie aggravée », a rapporté Mr Stephen Duval, au Parisien.

« Certaines auraient perdu leur utérus, leurs trompes et même leurs ovaires »

Pourquoi une plainte au pénal ? L’avocat des plaignantes explique que certaines d’entre-elles auraient « perdu leur utérus, leurs trompes et même leurs ovaires »suite à l’implantation d’un de ces dispositifs médicaux. Certaines s’en seraient fait poser six alors qu’il n’en fallait que deux et d’autres n’auraient pas dû en avoir étant donné qu’elle étaient allergiques au nickel. L’avocat dénonce : « une défaillance de toute la chaîne de prise en charge ».

Des femmes « implantées, explantées donc mutilées »

Depuis juillet 2015, les implants contraceptifs Essure® commercialisés à l’époque par les laboratoires Bayer Pharma AG étaient sous surveillance. Selon l’ANSM, 1 087 femmes auraient été victimes de ces implants à cause d’effets non désirés entre 2003 et 2017. Pour rappel, ce dispositif de stérilisation définitive consistait à implanter deux sortes de petits ressorts dans les trompes de Fallope par hystéroscopie sous anesthésie locale. Les implants étaient censés provoquer une réaction de fibrose entraînant une obstruction définitive des trompes au bout de trois mois pour empêcher les spermatozoïdes de passer.

Chronologie sur l’affaire des implants Essure

  • L’ANSM avait annoncé une surveillance renforcée suite aux nombreux signalement de douleurs abdominales ou pelviennes et de saignements signalés pendant et après la pose d’Essure. Des cas de grossesse dont certaines extra-utérines et des migrations d’implants avaient également été notifiés.
  • Aux Etats-Unis, des femmes ont assigné en justice le fabricant dès 2014.
  • En 2015, l’ANSM avait estimé que « les complications signalées relevaient de la pratique de pose et non du dispositif » lui-même. Sa pose a depuis été encadrée et réservée à certains établissements.
  • En septembre 2015, les autorités sanitaires (FDA -Food and Drug Administration) ont constitué un comité d’experts pour « analyser les données scientifiques publiées, les données post-commercialisation et les résultats d’études relatives à Essure, ainsi que les signalements d’effets indésirables et les opinions de femmes chez qui Essure a été posé« . Ce comité a conclu que « de nouvelles données cliniques devraient être recueillies pour mieux comprendre certains effets indésirables. De plus, il a souligné la nécessité de renforcer la formation des médecins se destinant à la pose de ce dispositif ainsi que l’information des patientes avant l’implantation« .
  • Depuis 2016, les boîtes d’Essure doivent présenter un « black box warning » – avertissement le plus fort de l’agence – rappelant les risques d’effets secondaires.
  • En 2016, l’ANSM a demandé au laboratoire Bayer de mettre au point une nouvelle notice afin d’avertir les patientes sur « la nécessité d’effectuer un contrôle de positionnement trois mois après la pose », ainsi que des avertissement claires sur les risques liés à la pose.
  • Début 2017, sur le site Change.org, une lettre adressés à la ministre de la Santé demandant le retrait du dispositif a recueillie 45 000 signatures.
  • Le 13 avril 2017, l’Agence du médicament annonce la création d’un comité d’experts indépendants qui donnera son avis sur le « rapport bénéfice-risque » de l’implant de stérilisation Essure, du laboratoire Bayer, mis en cause pour ses effets indésirables.
  • Fin avril 2017, le comité d’experts indépendants estime qu’il n’est « pas nécessaire » de modifier la réglementation sur ce dispositif du laboratoire Bayer, selon ses conclusions publiées jeudi sur le site de l’Agence du médicament (ANSM). Les données disponibles ne remettent « pas en cause la balance bénéfice/risques favorable de l’implant Essure » et « de nouvelles conditions en termes de réglementation ne (sont) pas nécessaires« , a conclu « de façon unanime » ce comité.
  • En août 2017, l’équivalent de l’ANSM en Irlande informe l’agence française qu’il suspend temporairement l’implant Essure en ne renouvelant par le marquage CE, il est donc retiré du marché européen pour une période donnée.
  • En septembre 2017, le laboratoire annoncera finalement l’arrêt définitif de la commercialisation de ses implants pour  « raisons commerciales ».
  • En avril 2018, l’autorités sanitaires américaines (FDA) limite la vente et la distribution de cet implant « afin de protéger les femmes et de s’assurer que les patients reçoivent les informations concernant les risques« .
  • Sa commercialisation aux Etats-Unis sera arrêtée le 31 décembre 2018.
  •  Le 19 avril 2019, 70 patientes portent plainte contre X auprès du pôle santé du tribunal de grande instance de Marseille pour « blessures involontaires, mise en danger et, possiblement, tromperie aggravée ».

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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