Des pédiatres lancent un message aux parents au sujet des téléphones portables

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Les enfants de cette génération grandissent dans un monde en proie à la technologie. Où que vous regardez, vous verrez un enfant qui tient un téléphone à la main. Selon une étude récente, votre enfant pourrait également l’utiliser comme moyen d’intimider les autres ou finir par devenir victime de cyber-harcèlement.

Qu’est-ce que le cyber-harcèlement ?

C’est le fait d’entamer et de poursuivre une forme de harcèlement via des moyens numériques avec pour objectif de nuire à la réputation de la personne visée, de la contrôler, la traumatiser, ou tout simplement, pour se venger d’elle. Les attaques d’un harceleur pourraient devenir d’autant plus violentes s’il ne remarque aucun soutien venant de la part des proches de la victime.

Selon Peter K. Smith (professeur de psychologie au Goldsmiths College de l’Université de Londres), « le cyber-harcèlement est un acte agressif, intentionnel perpétré au moyen de formes de communication électroniques, de façon répétée à l’encontre d’une victime. »

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En France, les pratiques des enfants et des adolescents sont devenues de plus en plus dangereuses en ce qui concerne le partage des photos et des vidéos.

  • 40% des enfants avouent avoir déjà subi des actes de cyber intimidation.
  • 85% des harcèlements ont lieu dans le cadre d’un groupe.
  • 22% des enfants harcelés n’en parlent à personne.
  • 61% des victimes du cyber-harcèlement disent avoir eu des idées suicidaires.

Une étude de l’académie américaine de pédiatrie menée sur environ 4 584 enfants, âgés entre 8 et 11 ans, a démontré que la présence d’un téléphone cellulaire à l’école primaire était associée à l’intimidation et à la cyberintimidation.

« Les parents devraient au moins engager des discussions et éduquer leur enfant sur les responsabilités inhérentes à la possession d’un smartphone et sur les règles générales de communication dans la sphère sociale », explique Elizabeth Englander, conseillère pédagogique dans l’état du Massachussetts.

La recherche a révélé que, alors que plus de la moitié des intimidants de troisième année avaient un téléphone portable, seuls 35% des enfants qui ne sont pas impliqués dans le cyber-harcèlement en possèdent. Encore plus dramatique, les trois quarts des harceleurs de troisième année possédaient des smartphones, contre seulement 37% des élèves de troisième année non impliqués. Les résultats étaient similaires, mais un peu plus faibles, pour les élèves de la quatrième et la cinquième années.

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Englander a ensuite expliqué qu’il se peut que les résultats aient été les plus forts chez les plus jeunes enfants en raison de leur capacité relativement plus limitée à comprendre le fonctionnement de la communication dans un environnement numérique.

Les parents peuvent prendre des mesures pratiques pour minimiser les risques du harcèlement et de cyberintimidation chez leurs jeunes enfants, permettant de garantir le bien-être général de leur enfant. En voici quelques-unes :

  1. Etablir la propriété 

Le téléphone n’est pas celui de votre enfant, il vous appartient. Ainsi, vous avez toujours le droit de le regarder. En vérifiant le téléphone de votre enfant, vous pouvez détecter des messages ou des publications suggérant une implication dans des actes d’intimidation ou de cyberintimidation.

  1. Pas de téléphone à table 

Une étude réalisée en 2014 par des chercheurs de l’Université McGill au Canada, a révélé que les diners en famille contribuaient à protéger les enfants de l’intimidation et du harcèlement. L’heure du diner peut être une occasion de nouer des relations émotionnelles, et ce même lorsqu’aucune conversation d’une importance capitale n’a lieu. Elle peut également être un moment pour parler des défis et des difficultés, et pour débattre des solutions et des stratégies, avec le soutien des personnes qui vous aiment.

  1. Limiter l’utilisation pendant les devoirs 

Écouter de la musique peut être une bonne chose, mais regarder des vidéos et des émissions de télévision ou jouer à des jeux ne devrait pas arriver tant que les devoirs ne sont pas encore faits, car le multitasking est une source de distraction qui affecte la mémoire, l’apprentissage et les performances cognitives.

  1. Pas de téléphone avant le coucher 

Il a été bien établi que des écrans lumineux juste avant le coucher peuvent retarder ou interrompre les habitudes de sommeil. Les problèmes de sommeil, à leur tour, ont été liés à l’intimidation. Pour favoriser un sommeil sain et réduire les risques d’intimidation, aidez votre enfant à adopter de bonnes habitudes de préparation au sommeil en rangeant les appareils numériques une heure avant le coucher.

Posséder un smartphone n’est pas un droit, c’est un privilège. En tant que parent, encouragez l’utilisation responsable du téléphone portable en associant les privilèges numériques aux responsabilités. Montrez aux enfants comment gérer leur temps. Apprenez-leur que le fait de discuter de problèmes sociaux fait partie du fait d’être assez mature pour posséder, éventuellement, un smartphone.

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