Couches pour bébé : les industriels s’engagent pour plus de transparence

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Suite à l’alerte des autorités sanitaires sur les risques liés à la présence de substances toxiques dans les couches pour bébé, les ministères de la Santé, l’Economie et Transition écologique avaient demandé aux industriels de s’engager, sous 15 jours, à prendre des « mesures garantissant la sécurité des produits sur le marché ». Ce matin, les fabricants ont présenté leur programme d’engagements.

Suite à l’alerte de l’ANSES sur les risques liés à la présence de substances toxiques dans les couches pour bébé, les industriels devaient s’engager, sous 15 jours, à prendre des « mesures garantissant la sécurité des produits sur le marché ». Le Group’hygiène qui regroupe les fabricants français de produits à usage unique pour l’hygiène, la santé et l’essuyage, a présenté ce matin son programme d’engagements à la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF).  Leurs propositions devaient porter sur l’éradication de substances problématiques comme le chlore, les composés organiques volatils (COV), les dioxines et le glyphosate,  la fin d’utilisation des parfums, et l’information des clients sur la composition et les lieux de fabrication des produits.

Les fabricants s’engagent à indiquer les composants des couches bébés

Ils se sont engagés devant la DGCCRF à :

  • Éliminer, sous 3 mois, les produits susceptibles de présenter des effets allergisants cutanés (correspondant aux 26 allergènes du règlement européen des produits cosmétiques) ;
  • Indiquer, sous 6 semaines, les composants des couches bébés sur leur site Internet, et sur leurs emballages sous 6 mois ;
  • « Renforcer leurs exigences » auprès de leurs fournisseurs de matières premières via leurs cahier des charges. Un diagnostic des conditions d’approvisionnement des matières premières sera réalisé sous 5 mois.
  • « Renforcer leurs exigences » sur l’environnement de production en réalisant un diagnostic des procédés de fabrication susceptibles de produire des substances toxiques, sous 5 mois ;
  • Coopérer avec les services de l’Etat afin de définir des méthodologies de test et d’analyse des produits ;

Ces engagements répondent à l’appel du gouvernement à la plus grande transparence en améliorant l’information des consommateurs sur la composition et le mode de fabrication des produits.

Vers une nouvelle réglementation européenne

A la suite du rapport de l’ANSES, le gouvernement avait affirmé sa volonté de « porter au niveau de l’Union européenne une exigence d’évolution de la réglementation REACh en vue de restreindre la présence de certaines substances chimiques dans les couches pour bébés« . Les fabricants de couches ont affirmé leur soutien à la mise en place de seuil sanitaires réglementaires au niveau européen, en prenant en compte les conditions réelles d’exposition des tout-petits.

De son côté, la DGCCRF avait soutenu, dès la publication du rapport,  sa volonté de renforcer les contrôles, notamment par la vérification de « la mise en œuvre concrète des actions annoncées par les professionnels ainsi que la véracité des allégations sur la qualité et la sécurité des produits. » Un bilan devrait être dressé dans 6 mois.

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