Cancers professionnels : le bâtiment et la métallurgie particulièrement touchés

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Les cancers d’origine professionnelle adviendraient majoritairement dans les secteurs d’activité des travaux de construction spécialisés (16,2%), de la métallurgie (6,1%) et du commerce et réparation d’automobiles et de motocycles (5,2%), selon des travaux préliminaires de l’Anses présentés le 6 juin. Ils touchent majoritairement des personnes qui exercent les métiers qualifiés de la métallurgie, de la construction mécanique et assimilés (22,9%), des métiers qualifiés du bâtiment et assimilés (22,1%) et les conducteurs de machines et d’installations fixes (7,3%).]

Les résultats divulgués à l’occasion du trente-cinquième Congrès de médecine et santé au travail, à Marseille, montrent que l’amiante est incriminée dans 42% des cas de cancers d’origine professionnelle étudiés, loin devant les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (les composés se dégageant lors d’une combustion), incriminés dans 6,5% des cas.

Mieux identifier les secteurs à risques pour mieux prévenir et indemniser

Cette étude a été menée dans le cadre du Plan cancer (2014-2019), par le réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (Rnv3p), sous l’égide de l’Anses. Elle a analysé des données liées à plus de 11.000 cas de cancers diagnostiqués entre 2001 et 2016.

« En ciblant les secteurs d’activité et les professions les plus à risque on met en évidence des expositions qui ne seraient pas reconnues comme à risque cancérogène dans les tableaux de maladies professionnelles », a expliqué le Pr Gérard Lasfargues, directeur général délégué au pôle Sciences de l’expertise de l’Anses.

« C’est très important pour la réparation des victimes de ces maladies et aussi pour la prévention en entreprise », poursuit le responsable, dont le réseau est chargé de remodeler les tableaux des maladies professionnelles par le ministère du Travail.

Si des maladies liées au benzène ou plomb ont « régressé », selon le professeur, la « poly-exposition à des substances chimiques dans des concentrations beaucoup plus faibles rend le lien avec des maladies qui vont survenir dix ou vingt ans plus tard extrêmement difficiles, d’où l’importance de ces études », souligne le professeur.

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