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Bébés Nés Sans Bras : Trois Nouveaux Cas Recensés Dans Les Bouches-du-Rhône (France)

Bébés nés sans bras : trois nouveaux cas recensés dans les Bouches-du-Rhône (France)

Le Parisien révèle que trois petites filles sont nées en 2016 sans bras autour de l’étang de Berre, dans les Bouches du Rhône. Ces possibles « cas groupés » s’ajoutent à ceux détectés dans l’Ain, le Morbihan et la Loire-Atlantique sans qu’aucune cause n’ait été identifiée. Initiée fin octobre, une enquête des autorités sanitaires doit donner ses premières conclusions à la fin du mois.

Trois nouveaux cas de bébés sans bras dans les Bouches-du-Rhône

Selon Le Parisien, ces trois petites filles sont nées en 2016 (en juin, août et novembre) dans un rayon de 3 km autour de Vitrolles. Ces 3 cas viennent s’ajouter à la quinzaine rapportés dans l’Ain, le Morbihan et la Loire-Atlantique. Ces 3 malformations dites d’agénésie transverse des membres supérieurs (ATMS) concerne normalement 1 cas sur 10 000 naissances. Les causes peuvent être génétiques, liées à des contraintes physiques ou dues à des substances toxiques (alimentation, environnement, voire médicaments dans le cas du thalidomide, anti-nauséeux qui avait fait naître des milliers d’enfants sans bras entre 1957 et 1962). Plusieurs facteurs entrent sans doute en ligne de compte.

Avec trois cas en moins d’un an sur un rayon de 30 km autour de l’étang de Berre (une zone particulièrement polluée), il est clair que ces chiffres interpellent. Ce sont les familles elles-mêmes qui ont lancé l’alerte auprès du Registre d’étude des malformations en Rhône-Alpes (Remera). Sa directrice et lanceuse d’alerte Emmanuelle Amar déclare que les données ont été transmises à Santé Publique France. Interrogée dimanche soir par le Parisien, la ministère de la santé a déclaré que « de la même manière que des enquêtes ont été diligentées dans l’Ain, le Morbihan et en Loire-Atlantique, tous les nouveaux clusters doivent être investigués sur la base d’informations concordantes, suivant une méthodologie précise, et permettant d’en tirer des conclusions scientifiques« .

Pas de registre national, pas de cause identifiée…

L’affaire des bébés sans bras a débuté en septembre 2018 : une enquête de France 2 mettait à jour un rapport faisant état de 7 cas d’enfants nés sans bras ou sans main en 5 ans dans un rayon de 17 k autour de Druillat, dans l’Ain. Emmanuelle Amar, directrice de Remera lançait l’alerte alors que deux autres cas groupés étaient dévoilés dans le Morbihan et la Loire-Atlantique.

Début octobre, une première enquête de Santé Publique avait rendu ses conclusions. A l’époque, 7 cas avaient été recensés dans l’Ain, ce que l’enquête n’avait pas considéré comme « un excès par rapport à la moyenne nationale« . A l’inverse, les 2 cas signalés en Loire Atlantique et en Bretagne constituait un excès par rapport à la normale. Aucune cause n’avait été identifié pour ces cas. Ce qui avait fait réagir Emmanuelle Amar qui parlait d’un « plausible scandale sanitaire« . Selon elle, ces malformations pourraient être dues à des produits phytosanitaires. Une piste qui n’aurait pas été explorée par Santé publique France qui indique à nos confrères de France Info que ce type d’investigation ne rentre pas dans le cadre de leur mission. Cette affaire avait également révélé le manque de moyens liés à la surveillance des malformations congénitales et l’absence d’un registre national. Seuls 6 registres existent en France (Bretagne, Paris, Antilles, Réunion et deux en Auvergne-Rhône-Alpes), ils ne couvrent que 19 départements et 19 % des naissances.

Santé publique France avait proposé de créer une « fédération nationale des six registres sur une base de fonctionnement commun« , qui était déjà effective mais n’avait pas retenu la création d’un vrai registre national (évoqué pourtant dès 2016 par Marisol Touraine, alors ministre de la Santé).

Une nouvelle enquête dont les conclusions sont attendues fin janvier

Fin octobre, la ministre de la Santé décidait de lancer une nouvelle enquêteavec l’aide de l’Agence nationale de sécurité sanitaire alimentation, environnement, travail (Anses) et Santé Publique France. Elle avait dans le même temps assurer que le maintien du financement des registres régionaux.

Les premières conclusions de cette nouvelle enquête devait intervenir fin janvier. Jusqu’alors, rien n’a filtré et selon Le Parisien, le recensement des cas serait encore en cours et le « comité scientifique » et le « comité d’orientation et d’information » annoncés fin octobre ne seraient toujours pas constitués.

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La vérité est très souvent différente de ce que nous pensons, nous avons besoin d'un bon paquet d'humilité pour au moins le reconnaître...

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